Par le biais de la méthode des moments (réf.: Chamberlain (1984), Gallant et Jorgenson (1979)) et avec des données non balancées du NLSY, cette étude cherche à tester les prédictions engendrées par la théorie du matching ainsi que la théorie du capital humain quant à la structure de covariance des résidus d'une équation de salaire typique à la Mincer. Le processus de sélection qu'implique le matching fait en sorte que l'on devrait observer une diminution de la contribution du terme reflétant la variance dans la qualité du match lorsque l'on suit les travailleurs à mesure qu'ils acquièrent de l'ancienneté dans leur emploi. Les résultats corroborent cette prédiction surtout pour les travailleurs plus scolarisés. Par contre, dans la version pure experience good de la théorie, la prédiction à l'effet que la variance devrait s'accroître au tout début de la relation d'emploi s'avère non validée par les résultats, sauf peut-être pour les travailleurs moins scolarisés. Par ailleurs, la théorie du capital humain prédit que l'on devrait observer une corrélation négative entre la pente (le rendement lié à l'ancienneté) et l'ordonnée (ou salaire) à l'origine dans un emploi puisque les travailleurs sont supposés payer pour la formation. Ce résultat aussi est corroboré, surtout pour les travailleurs ayant au moins un diplôme d'école secondaire.

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