© 2026 CIRANO. Tous droits réservés.
Même si le télétravail n’est pas un phénomène nouveau et qu’il était déjà bien implanté avant l’arrivée de la pandémie, son utilisation s’est accrue de manière exponentielle à partir de 2020. En théorie, le travail à domicile devrait entraîner une diminution de l’utilisation des infrastructures de transport et, par conséquent, une réduction des émissions polluantes. Or, la littérature a montré que les habitudes de déplacements changent lorsque les travailleurs optent pour le travail à domicile ou à distance. Ainsi, la réduction du nombre de déplacements domicile-travail peut avoir pour effet d’ajouter d’autres trajets à la nouvelle routine quotidienne. Cette substitution a des incidences potentielles sur la demande en transport et ses conséquences environnementales. Dans cette étude, les auteurs tentent de chiffrer l’impact vraisemblable du recours au télétravail sur la demande en transport et les émissions de gaz à effet de serre (GES) en utilisant la région métropolitaine de Québec comme cas d’étude. Cette étude représente une contribution importante du point de vue méthodologique. Les analyses sont effectuées à partir d’un modèle de simulation par agents afin de comparer l’effet de différents scénarios au scénario de référence. Les résultats donnent à penser que le recours au télétravail n’est probablement pas la solution aux problèmes environnementaux découlant des choix de déplacements des individus. Les retombées positives attendues sur la diminution du trafic et des émissions polluantes ne sont pas aussi importantes qu’on aurait pu l’anticiper au départ.
[ - ]