On étudie ici l'effet de la responsabilité des banques pour les dommages environnementaux causés par leurs clients. Les tribunaux qui rendent les banques responsables de la réparation des dommages poursuivent le double objectif de trouver un payeur et de faire pression sur les partenaires des firmes qui peuvent inciter ces dernières à la réduction des risques. On étudie l'impact que de tels jugements peuvent avoir sur les relations de financement et sur les incitations à la prévention dans un environnement où les banques ne peuvent s'engager à toujours refinancer la firme. ¸ la suite d'un accident environnemental, les banques légalement responsables sont plus enclines à refinancer la firme en cause. On montre alors que la responsabilité bancaire facilite le refinancement, améliorant ainsi le partage de risque obtenu par la firme.0501s, par là-même, elle diminue les incitations des firmes à la prévention. On montre également que lorsqu'il y a responsabilité bancaire, le montant investi en technologie de prévention correspond à l'optimum privé. Si le niveau d'investissement socialement efficace est supérieur au niveau optimal privé, l'absence de responsabilité bancaire, qui pousse les firmes à surinvestir en capacité de prévention, peut être socialement désirable.

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