Il a été observé que, par rapport au compromis entre les coûts et les bénéfices du contrôle de la pollution, les entreprises maximisant leurs profits peuvent choisir de ne pas investir leurs ressources dans la réduction de la pollution puisque la pénalité imposée par le législateur est considérablement plus faible que les coûts de l'investissement nécessaire. Récemment, les législateurs se sont engagés dans une stratégie délibérée qui a pour objet de rendre disponibles, aux agents économiques (investisseurs et consommateurs), des informations portant sur la performance environnementale des entreprises. Dans cet article, nous analysons le rôle que le marché des capitaux joue dans la création de tels incitatifs. Les résultats obtenus d'études américaines et canadiennes indiquent que le marché des capitaux réagit à la publication d'information, et que les grands pollueurs sont plus affectés que les petits. Ces résultats semblent être fonction de la capacité pour le marché des capitaux de classer et de comparer les entreprises selon leur performance environnementale et de la crédibilité du législateur quant aux actions coercitives qu'il peut entreprendre.

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