Les modèles économiques d'évasion fiscale prédisent que les individus devraient frauder dès que le bénéfice attendu de l'évasion dépasse son coût espéré. Sous cette condition, le fort taux de revenu déclaré pourtant observé constitue une énigme. Dans cet article, nous nous intéressons au rôle des émotions comme explication possible de ce phénomène. Notre expérience de laboratoire montre que l'intensité des émotions, mesurée par la conductance de la peau, augmente avec la proportion du revenu qui n'est pas déclarée. La perspective d'une sanction à l'issue d'un contrôle, en particulier lorsque la photo des contrevenants est diffusée, soulève également des émotions. Nous montrons qu'une politique de contrôle qui suscite la honte chez les fraudeurs favorise l'honnêteté fiscale.

Voir le document

Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations
1130 rue Sherbrooke Ouest, suite 1400
Montréal, Québec (Canada) H3A 2M8
(514) 985-4000
(514) 985-4039
reception@cirano.qc.ca

© 2019 CIRANO. Tous droits réservés.



Partenaire de :

Website Security Test