Cet atelier s’adresse aux chercheur.euses et étudiant.es de doctorat en sciences économiques qui s’intéressent à l’économie des ressources naturelles et de l’environnement. L’atelier est animé par une équipe de professeurs.es composée de Geir B. Asheim (Université d’Oslo), Hassan Benchekroun (Université McGill), Sophie Bernard (Polytechnique Montréal), Etienne Billette de Villemeur (Université de Lille, UQAM), Robert Cairns (Université McGill), Justin Leroux (HEC Montréal), et Charles Séguin (UQAM).
Cet atelier sur l’économie des ressources naturelles et de l’environnement accueillera Thor Larson, doctorant à l'Université de Californie, et Yukihiro Nishimura (Université d'Osaka).
→ Cet événement sera en anglais.
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Thor Larson, doctorant à l'Université de Californie
Rethinking Linking: Effects of Cap-and-Trade Integration on Equilibrium Emissions and Welfare
Résumé
Selon la logique économique classique, l’interconnexion des systèmes de plafonnement et d’échange permettrait de réaliser des gains d’efficacité en réduisant les coûts tout en maintenant les émissions à un niveau constant. Cependant, lorsque ces systèmes comportent des prix planchers ou des prix plafonds, cette interconnexion peut entraîner une augmentation des émissions et une diminution du bien-être. J’étudie ce phénomène en Californie et au Québec, où l’interconnexion des systèmes de plafonnement et d’échange a entraîné une augmentation des émissions de 18,3 millions de tonnes de CO₂e et une baisse du bien-être de 348 millions de dollars par an – un résultat qui était prévisible ex ante. Un marché interconnecté réformé aurait pu rester neutre en termes d’émissions tout en augmentant le bien-être de 2 à 33 millions de dollars par an. Je soutiens que des frictions politiques et institutionnelles ont empêché la mise en œuvre de telles réformes, et j’avance que les décideurs politiques ont donné la priorité à une réduction des émissions à moindre coût plutôt qu’à l’équilibrage des dommages et des avantages marginaux. Compte tenu de ces contraintes, l’interconnexion avec des ratios d’échange reste compatible avec les incitations et permet de récupérer plus des trois cinquièmes des gains de bien-être potentiels sans incidence sur les émissions.
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Yukihiro Nishimura de l'Université d'Osaka
Global Public Goods, Income Inequality, and Kantian Equilibrium
Résumé
Cet article propose un cadre unifié pour l’analyse de la fourniture de biens publics mondiaux. En nous appuyant sur la logique de l’équilibre kantien multiplicatif, dans lequel les agents choisissent leurs contributions en partant du principe que les autres suivent la même maxime en fonction de leurs préférences et de leurs revenus, nous montrons comment trois grands schémas d’allocation (l’équilibre de Lindahl à permis négociables, le partage des coûts proportionnel et les équilibres efficaces sans transfert) peuvent être représentés sous la forme d’une structure commune. Nous examinons ensuite comment les inégalités de revenus affectent la fourniture de biens publics à travers ces mécanismes. Alors que l’équilibre de Lindahl à permis négociables tend à générer une fourniture agrégée plus élevée à mesure que les inégalités augmentent, tant l’équilibre proportionnel que la solution efficace sans transfert présentent une neutralité distributive. En conséquence, dans l’expression kantienne de ces deux dernières allocations, seules les différences de préférences importent, les différences de dotation initiale étant neutralisées. Enfin, nous montrons que les permis négociables, quelle que soit la part des permis et y compris l’équilibre sans efficacité de transfert, n’apportent pas nécessairement une amélioration de Pareto par rapport à l’équilibre de contribution volontaire (désaccord) issu de n’importe quelle attribution initiale de permis. En revanche, l’équilibre de ratio peut émerger comme un résultat robuste face aux déviations de coalition dans le cadre d’un comportement kantien fondé sur l’appartenance.
