La crise financière de 2007-2009 a relancé le débat quant aux avantages et inconvénients comparés de la comptabilité au coût historique (ou amorti) et de la comptabilité à la juste valeur à des fins de réglementation, notamment en ce qui a trait au calcul du capital. Compte tenu de leur comptabilité particulière, les valeurs mobilières disponibles à la vente offrent un contexte intéressant pour l’étude de cette question. À partir des données financières d’un échantillon de 721 banques américaines au cours de la période 1998-2013, nous constatons que le calcul du capital réglementaire basé sur le coût historique amène les banques à effectuer des opérations de cessions de titres disponibles à la vente en vue de réaliser des gains constatés aux résultats, ce qui leur permet d’améliorer leur ratio de capital réglementaire et d’augmenter leurs dividendes. Nous constatons également que les banques souffrant de pressions à la baisse quant à leur ratio de capitalisation et ayant une plus grande proportion d’investisseurs institutionnels dans leur actionnariat ont une plus grande propension à effectuer de telles opérations. Par contre, nous constatons également qu’afin de contrer l’accroissement du risque financier qui en résulte, les banques modifient leur stratégie de prêt et réduisent le niveau de risque de leur portefeuille de négociation. Dans l’ensemble, nos résultats tendent à montrer les effets secondaires découlant de l’utilisation du coût historique en tant que fondement du calcul du capital réglementaire.

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