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Un quart de siècle de recherche sur l’économie québécoise

25 ouvrages collectifs ou documents de transfert du CIRANO

Depuis sa création, le CIRANO compte plus de 1600 publications. À l’occasion du 25e anniversaire du CIRANO, nous souhaitions mettre en valeur les contributions de nos conférenciers au moyen d’une liste de 25 de leurs textes publiés en français au CIRANO, soit un texte par année de 1994 à 2018. Ces 25 textes couvrent un large éventail de thématiques en lien avec l’économie ou les politiques publiques québécoises. Après la conférence, une version remaniée de cette liste servira de base à la production d’un ouvrage soulignant les 25 ans du CIRANO par la publication d’extraits de ces textes accompagnés d’une mise en contexte contemporaine par leurs auteurs d’origine.

Il va sans dire que de nombreuses autres publications auraient pu faire partie de cette liste. Il ne s’agit pas d’une compilation des « meilleurs textes », ou encore d’une compilation des textes les plus cités. Nous vous invitons à replonger dans 25 ans de contributions à la recherche sur les politiques québécoises par une recherche dans notre base de données de publications, où vous pourrez notamment accéder à l’ensemble des publications au CIRANO d’un auteur en particulier.

1994

Une entreprise doit-elle faire elle-même ou faire faire : doit-elle utiliser ses ressources financières et son know-how organisationnel pour exécuter une tâche ou en confier l'exécution à une autre entreprise (possiblement spécialisée dans cette activité) ? Quand elle décide de faire faire, comment doit-elle gérer ses relations avec ses fournisseurs, sous-traitants, impartiteurs, ... Et lorsqu'une organisation décide de faire, comment doit-elle s'organiser ? Ces questions ont reçu au cours des dernières années beaucoup d'attention de la part des spécialistes du management et des économistes. Je propose, dans ce mémoire, un tour d'horizon des élements de réponse fournis par l'économie des organisations.

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1995
Richard Guay, Jean-François L'Her, Jean-Marc Suret

Cet article examine de manière conjointe les effets de la taille, des ratios bénéfice/cours et valeur comptable/valeur marchande des actions sur les rendements des actions canadiennes. Il présente une estimation des primes de risque associées à chacune de ces anomalies de marché. Les résultats confirment la très grande instabilité des relations entre les anomalies et les rendements des titres canadiens. Ainsi, même si les relations existent _en moyenne_, leur exploitation aux fins de sélection des titres reste extrêmement hasardeuse.

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1996

Qui a les moyens d'engager un travailleur de la construction pour faire rénover sa cuisine ou réparer son toit, de le payer au taux officiel et d'ajouter TPS et TVQ ? Qui a déjà résisté à l'offre de rémunérer à un prix raisonnable un service en payant « sous la table » ? Qui n'a jamais participé au travail au noir, composante importante de ce que les spécialistes appellent l'économie souterraine ? Comment définir cette dernière ? Recouvre-t-elle les activités de contrebande et d'évasion fiscale ? Quelles sont les méthodes couramment utilisées pour mesurer l'économie souterraine ? Quelle en est l'ampleur au Québec ? Quelles sont les caractéristiques des individus qui y effectuent des transactions comme vendeurs ou comme acheteurs ? Quels sont les secteurs les plus touchés ? Quelle est la part des activités légales non déclarées au fisc ? Et des activités illégales ? Comment l'économie souterraine d'aujourd'hui se compare-t-elle à celle observée au milieu des années 1980 ? Quelles sont les opinions et attitudes des Québécois face à ce phénomène ? Quelles sont les causes principales du travail au noir ? Les chiffres souvent rapportés dans les médias relèvent-ils du mythe ou de la réalité ? L'objectif général de cet ouvrage est de présenter les résultats descriptifs d'une enquête récente sur l'économie souterraine réalisée à partir d'un échantillon de plus de 5 000 individus de 18 ans et plus vivant au Québec. Les conclusions sont souvent étonnantes. Aux lecteurs d'en juger. Cinq chercheurs du CIRANO ont mené cette étude : Bernard Fortin et Guy Lacroix, du Département d'économique de l'Université Laval, Thomas Lemieux et Claude Montmarquette, du Département de sciences économiques de l'Université de Montréal, et Gaétan Garneau, professionnel de recherche au CIRANO. Cette monographie est disponible auprès de Distribution de livres Univers 845, rue Marie-Victorin Saint-Nicholas, Qc, G0S 3L0 Téléphone : (418) 831-7474 ou 1-800-859-7474 Télécopieur : (418) 831-4021

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1997

Le projet GAMME (Génération automatisée de multiples marchés électroniques) est un projet de recherche scientifique et expérimental qui vise le développement des compétences scientifiques et techniques nécessaires à la mise en place de mécanismes de marchés et d'échange et de mécanismes d'enchères sur l'autoroute de l'information. Le projet est co-financé par Bell Canada et par le CIRANO. Le CIRANO (Centre Interuniversitaire de Recherche en Analyse des Organisations) est un centre de recherche, de liaison et de transfert. Il réunit des chercheurs universitaires et des professionnels de recherche de haut niveau dont le mandat est de poursuivre la recherche universitaire de pointe et d'en transmettre les résultats au reste de la communauté québécoise. C'est dans ce cadre que s'est formé le projet exposé dans le présent document par les chercheurs du CIRANO. Le développement de l'autoroute de l'information aura un impact majeur sur la structure de notre économie, sur l'organisation des échanges et des relations entre firmes et sur l'accélération de la globalisation des marchés. L'inforoute a d'ailleurs déjà commencé à modifier en profondeur la valeur des échanges commerciaux, comme en témoignent l'adoption des normes EDI, l'expansion des réseaux de l'inforoute et la création de modes sécuritaires d'encryptage et de paiement électronique : même les gouvernements entendent se convertir au commerce électronique, notamment en ce qui concerne les achats de biens et services. L'objectif de ce projet est le développement d'une expertise unique dans un créneau qui demeure grandement négligé en matière de commerce électronique, à savoir la création, le design et la mise en place de marchés et de mécanismes d'enchère sur l'inforoute. Nous proposons d'exploiter les intranets commerciaux et sécuritaires, la technologie des systèmes informatiques " objets distribués "" et l'analyse scientifique des marchés afin de réduire considérablement les coûts liés à la création de nouveaux marchés et de permettre le développement de marchés électroniques. Dans la mesure où les marchés on ligne constituent le mécanisme d'échange le plus évolué, on doit s'attendre à ce que ce type d'institutions, la technologie aidant, émerge progressivement. Ce projet nécessite au préalable la maîtrise de la technologie de pointe requise pour le commerce électronique, mais requiert aussi des investissements dans l'analyse scientifique des marchés. À cet égard, une expertise scientifique en matière de design des mécanismes d'enchère et d'échange s'est développée au cours de la dernière décennie. On y a déjà recouru (notamment dans le cas des enchères des droits de téléphonie, organisées par la FCC) et on y recourra encore davantage dans l'avenir pour toute une série d'applications. Par ailleurs, il est possible d'imaginer une foule d'applications commerciales à la technologie des marchés électroniques que nous désirons développer, et nous croyons qu'il existe une demande potentiellement considérable pour la création de tels marchés. D'ici là, nous croyons nécessaire d'engager des ressources universitaires pour développer, à titre expérimental, l'expertise technique et scientifique nécessaire au design et à la mise en place de marchés efficaces et adaptés aux conditions économiques. De manière concrète, le projet vise à la création d'un logiciel-prototype d'échange, à la mise sur pied d'un laboratoire d'économie expérimentale et au perfectionnement d'une grille d'analyse pour le design de mécanismes d'échange. À moyen terme, le CIRANO désire s'engager dans des projets-pilotes pour développer une expertise pratique et créer des vitrines pour le concept de marchés électroniques intelligents."

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1998
Marcel Dagenais, Benoit Durocher, Claude Montmarquette, Daniel Parent, François Raymond

La détérioration des conditions salariales des travailleurs non qualifiés sur le marché du travail a été l'objet d'une attention considérable au cours des dernières années. Malheureusement, elle n'est pas la seule source de préoccupations pour les décideurs publics. S'agissant de cette catégorie de travailleurs, le ratio emploi/population demeure singulièrement bas et le taux de chômage se0501ntient à des niveaux le plus souvent élevés. La première source de la non qualification des jeunes travailleurs étant l'abandon des études secondaires (à l'échelle canadienne, le taux d'abandon au secondaire est estimé à 18 %), toute politique susceptible de réduire les taux d'abandon représentera un moyen efficace d'améliorer la situation des jeunes sur le marché du travail. Notre recherche identifie plusieurs déterminants de l'abandon et différentes politiques qui pourront être mises de l'avant par les gouvernements pour réduire l'abandon scolaire. En particulier, mentionnons le rôle du salaire minimum dans le phénomène du décrochage : il est clair que le salaire minimum, quand il est élevé, contribue de façon significative à accroître l'abandon scolaire.

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1999
Gamal Atallah, Benoit A. Aubert, Mario Bourgault, Marcel Boyer, Marie-Hélène Constantin et 8 autres

(Sous la direction de Michel Poitevin) Impartition et sous-traitance apparaissent souvent comme des synonymes : pourtant, les deux termes recoupent des réalités distinctes. La sous-traitance renvoie aux modalités - économiques ou légales - de toute forme de délégation. L'impartition désigne une stratégie d'entreprise et se distingue de la sous-traitance en ce qu'elle comporte une dimension managériale essentielle : elle touche non seulement à la cession d'une activité de production comme telle, mais aussi à tout ce qui motive la décision de céder à un fournisseur externe la responsabilité de produire un bien ou de fournir un service. En d'autres termes, l'impartition intègre une réflexion sur l'opportunité de la sous-traitance. Une entreprise doit-elle se délester d'une part de sa production? Quel volume d'activités doit-elle céder au sous-traitant? Comment peut-elle optimiser le choix de ses partenaires? Quels types de contrats doit-elle signer? Ces questions délimitent le domaine propre à l'impartition car, selon les réponses qu'il leur apportera, un gestionnaire sous-traitera ou non le produit ou le service dont il est responsable. Les textes présentés dans cet ouvrage abordent l'impartition dans une double perspective de gestion et d'économique et jettent un nouvel éclairage sur le phénomène en présentant les arguments théoriques sous-jacents à l'impartition et en illustrant ces arguments par des études de cas. Cette monographie est disponible auprès de Distribution de livres Univers 845, rue Marie-Victorin Saint-Nicholas, Qc, G0S 3L0 Téléphone : (418) 831-7474 ou 1-800-859-7474 Télécopieur : (418) 831-4021

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2000

Dans ce texte, nous revoyons certains développements récents de l'économétrie qui peuvent être intéressants pour des chercheurs dans des domaines autres que l'économie et nous soulignons l'éclairage particulier que l'économétrie peut jeter sur certains thèmes généraux de méthodologie et de philosophie des sciences, tels la falsifiabilité comme critère du caractère scientifique d'une théorie (Popper), la sous-détermination des théories par les données (Quine) et l'instrumentalisme. En particulier, nous soulignons le contraste entre deux styles de modélisation l'approche parcimonieuse et l'approche statistico-descriptive et nous discutons les liens entre la théorie des tests statistiques et la philosophie des sciences.

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2001

Ce volume est issu de l'effort collectif d'un groupe choisi d'experts internationaux qui examinent, à la demande du gouvernement canadien, les principaux défis associés à la conduite des affaires dans l'économie du savoir. Ce livre comporte trois parties. Les textes de la premère partie ouvrent la discussion en brossant un tableau des principales caractéristiques d'une économie basée sur le savoir. Qu'y a-t-il de spécial dans une telle économie? Quelles sont ses caractéristiques technologiques? Les chapitres de la deuxième partie analysent les changements structurels au niveau des institutions, des entreprises, des industries et des marchés. Enfin, les chapitres de la dernière partie soulèvent des questions fondamentales de régie et d'économie politique. On conclut en faisant la synthèse des enjeux et des principales pistes d'intervention sur le plan des politiques publiques. La conduite des affaires dans l'économie du savoir sous la direction de Louis-A. Lefebvre, Élisabeth Lefebvre et et Pierre Mohnen. Paris : Economica, 2001, 575 p.

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2002

La plupart des organisations, sinon toutes, répartissent d'une manière ou d'une autre des coûts communs entre leurs diverses composantes ou encore entre leurs différents partenaires. Ces problèmes de partage de coûts communs se posent avec de plus en plus d'acuité car les règles de partage des coûts communs sont des facteurs importants de compétitivité et de performance. Bien que leur analyse scientifique explicite soit déjà relativement avancée, leur application au sein des organisations (entreprises, alliances ou réseaux d entreprises, gouver-nements) reste relativement embryonnaire et souvent tributaire d'une approche historique ad hoc, plutôt que rationnellement choisie pour maximiser la performance et la valeur de l'organisation. Nous croyons que les organisations, entendues au sens large, auraient intérêt à investir des ressources dans l'apprentissage de méthodes de partage de coûts communs plus rigoureuses, plus efficaces, plus équitables et plus incitatives que celles couramment utilisées. Nous insistons sur l'importance de cet investissement dans un contexte économique où le développement d'infrastructures communes, tant privées que publiques, est omniprésent et conditionne les gains d efficacité, devenus eux-mêmes la véritable pierre angulaire de la com-pétitivité. Nous présentons brièvement certaines méthodes de partage de coûts (Shapley-Shubik, nucléole, règle séquentielle, ECPR, Ramsey-Boiteux, GPC). L'étude de ces méthodes, susceptibles de mieux valoriser les infrastructures communes, est poursuivie plus en profondeur dans les autres documents de la présente série. Nous montrons enfin comment ces méthodes ont été ou pourraient être appliquées à neuf problèmes représentatifs d'un ensemble beaucoup plus vaste d'applications possibles.

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2003

« Un franc succès ! Une adhésion sans précédent ! Un partenariat réussi ! » Voilà des constats qui font plaisir à entendre, quel que soit le projet dont il est question ou le contexte dans lequel il se déroule. Lorsque ces constats portent sur un projet qui a complètement transformé les façons de faire des employés et des clients d'une organisation, qui a mis en place une technologie de pointe et qui s'est déroulé en contexte d'administration gouvernementale en partenariat avec une firme privée, les constats sont non seulement réjouissants, ils sont, il faut l'avouer, étonnants. Ce sont pourtant ces constats qui ont été faits suite à la mise en place du Registre des Droits Personnels Réels et Mobiliers (RDPRM) au Ministère de la justice du Québec. Le système qui centralise de l'information qui était auparavant répartie dans plus de 200 registres différents s'est mérité plusieurs prix, dont celui de la «Sécurité» remis lors du 1er Gala du commerce électronique, et le prix Hommages 2000 aux grandes organisations remis par le Conseil du trésor. Il serait vain de tenter d'identifier un facteur unique qui expliquerait le succès de ce projet. Comme le démontre cet ouvrage, c'est plutôt l'harmonieux agencement de certains éléments qui a permis la livraison d'un système dont les promoteurs peuvent être fiers : une vision claire du rôle des technologies de l'information dans l'administration publique, la mise en place d'une structure d'équipe de projet tout à fait originale, une gestion de projet professionnelle et novatrice, des habiletés personnelles et professionnelles variées ont joué des rôles essentiels et complémentaires dans le succès du projet.  

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2004

Sous la direction de Benoit A. Aubert et Jean-Grégoire Bernard   Les organisations, qu'elles soient privées ou publiques, locales ou globales, diversifiées ou non, fonctionnent dans des environnements constamment en évolution, ce qui rend cruciales l'analyse et la gestion des relations risques-performance. La gestion des risques exige l'adoption de mesures financières, technologiques et organisationnelles en vue de modifier la relation entre la turbulence dans l'environnement et la variabilité dans les résultats. D'où l'importance d'une vision intégrée des risques organisationnels. Le défi de l'intégration est d'élargir les zones d'utilisation des techniques existantes, d'en identifier les lacunes et de développer de nouveaux outils de mesure. C'est dans ce courant que s'inscrit cet ouvrage qui présente d'abord les mesures utilisées dans différents domaines avant de traiter successivement des risques financiers, des risques reliés à la gestion de projet, des risques contractuels, des risques industriels majeurs, des risques en santé humaine et des risques en environnement. Après avoir présenté les différents modes d'intégration, les auteurs décrivent et analysent le cas d'une entreprise qui doit évaluer un projet d'agrandissement, en tenant compte de ce concept et de cette pratique de la mesure intégrée du risque.   Publié par les Presses de l'Université de Montréal, ISBN 2-7606-1966-4; 524 pages; prix: 69,95 $ Pour commander le livre : https://www.pum.umontreal.ca/catalogue/mesure-integree-du-risque-dans-les-organisations  

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2005

Le système de santé québécois se trouve dans une situation délicate. D'une part, le taux de croissance annuel des dépenses de santé, au cours des vingt dernières années, a été systématiquement plus élevé que le taux de croissance du PIB (de 1% en moyenne). D'autre part, le gouvernement éprouve de plus en plus de difficulté à répondre à la demande de financement pour les services de santé. Or, la demande de services ne cesse d'augmenter, trois facteurs exerçant des pressions importantes sur la demande de soins, soit l'enrichissement, le vieillissement de la population et les développements technologiques. Il en résulte que les dépenses de santé accaparent une part de plus en plus importante des budgets des gouvernements, aux dépens de leurs autres champs de compétence. Depuis plusieurs années, la viabilité à long terme du système de santé est au cœur des préoccupations des gouvernements canadiens, fédéral et provinciaux. Dans ce contexte, plusieurs commissions publiques ont récemment été mises en place afin d'étudier la question en profondeur. On constate, en prenant connaissance de leurs recommandations, que la majorité de ces commissions s'accorde sur le fait que notre système de santé n'est pas viable sans de profonds changements dans les moyens de le financer. Le présent rapport propose une évaluation des multiples recommandations formulées par les commissions publiques canadiennes quant à leur contribution potentielle à la problématique du financement du système de santé, plus particulièrement leur impact sur l'offre et la demande de services de santé. L'impact des réformes structurelles Dans le cas d'un bien ou d'un service privé, le prix et la quantité consommée sont déterminés par le point d'équilibre entre l'offre et la demande. Dans le cas d'un service financé publiquement, c'est le budget du gouvernement qui détermine la quantité de services offerts ; l'offre est donc fixe. De plus, le prix demandé est nul ; il s'ensuit donc une demande quasi illimitée. Cet ensemble de facteurs entraîne un rationnement important qui, en termes de santé, se traduit pour la population en temps d'attente. Au Québec, ceux-ci sont longs; trop longs de l'avis de plusieurs. Les réformes structurelles proposées par les différentes commissions publiques peuvent être classées, selon leurs objectifs, en trois catégories, soit celles visant : - l'amélioration de la productivité - le contrôle de l'offre de services - la réduction de la demande Les deux premières catégories (qui incidemment représentent la grande majorité des propositions de réformes structurelles) concernent l'amélioration de l'offre des services. Fait intéressant, elles font l'unanimité auprès des différentes commissions publiques canadiennes1. Toutefois, leur incidence sur la problématique du financement est limitée puisqu'elles s'intéressent à l'offre de services et que le problème se situe du côté d'une demande excédentaire croissante. Toute amélioration de la productivité et de la qualité des services aura un impact similaire à une augmentation du budget de santé. Mais la demande étant très excédentaire, l'effet de ces réformes sera à peine perceptible pour le public. Quant à la troisième catégorie de réformes proposées, elle ne comprend qu'une seule proposition, soit celle d'accroître les initiatives de prévention des maladies. Cette proposition aurait pour effet de diminuer la demande de services, excellente nouvelle en soi puisque cet effet serait inverse à ceux du vieillissement de la population et de l'enrichissement. Toutefois, cette proposition est insuffisante puisque son effet ne se fera sentir qu'à long terme. En outre, puisqu'elle n'a pas d'effet sur le prix, qui est nul, la demande restera fortement excédentaire. En conclusion, si aucune mesure n'est adoptée dans le but de diminuer la demande à court terme, le système demeurera en état de crise. L'impact des réformes portant sur le financement Le financement du système de santé provient de deux sources potentielles : le secteur public et le secteur privé. L'impact d'un accroissement du financement public. Les sources d'accroissement des fonds publics provinciaux sont de quatre ordres: - impôts - transferts fédéraux - augmentation de la richesse - amélioration de la gestion des finances publiques Toute politique ayant pour effet d'augmenter le fardeau fiscal des contribuables est peu envisageable, les Québécois supportant déjà un fardeau fiscal parmi les plus élevés au monde. De plus, les impôts fédéraux étant payés par les mêmes contribuables, une augmentation des transferts fédéraux ne saurait constituer une solution. Quant à l'accroissement de la richesse collective, il est extrêmement difficile à réaliser, étant donné les moyens limités dont dispose le Québec. En fait, la meilleure option serait d'adopter des mesures de prudence budgétaire, en procédant d'abord au remboursement de la dette publique. Cette mesure aurait pour effet d'accroître la marge de manœuvre du gouvernement. Mais encore une fois, ces propositions n'ont aucun impact sur la demande de services et, de ce fait, leur impact sur la problématique de financement ne pourra qu'être limité. L'impact d'un accroissement du financement privé. Les propositions d'accroissement des contributions du secteur privé examinées par les commissions publiques sont de trois ordres: - accroître les contributions individuelles - accroître la couverture d'assurance santé - faciliter le développement de l'offre de services du secteur privé Toute proposition d'un accroissement de la participation du privé au financement du système de santé, sous quelque forme que ce soit, nous engage dans un débat dépourvu d'objectivité, extrêmement complexe, et où les arbitrages sont difficiles. Toutefois, puisque la problématique du financement de la santé est intimement liée à son modèle de financement, il importe de considérer les moyens de corriger, ou du moins d'amoindrir, l'impact d'un coût nul sur la demande de soins. L'accès universel aux soins de santé sans avoir à débourser permet à chacun de recevoir des soins sans égard à sa capacité de payer. C'est un système de redistribution de richesse qui fait la fierté des Canadiens. Le Canada, en effet, est le seul pays industrialisé à avoir maintenu la gratuité complète des services de santé essentiels. Mais ce système, qui fonctionnait très bien en 1970, lors de son instauration, est devenu, avec l'inversion de la pyramide des âges, problématique. La gratuité des services favorise un comportement non responsable de la part des individus (patients et intervenants) dans leur consommation des services de santé; la demande pour des services gratuits est toujours excédentaire de sorte que, peu importent les réformes qui seront adoptées, elle ne sera pas comblée et les frustrations demeureront. À moins de modifier le modèle économique en introduisant des moyens de responsabiliser les individus dans leur consommation, il y aura peu d'amélioration dans la satisfaction de la population à l'égard de l'accès aux services. Les commissions publiques sur la santé ont proposé plusieurs moyens de responsabiliser les individus, notamment en octroyant un compte d'épargne médical à chacun, ou encore en remplaçant une partie des impôts sur les revenus par un impôt services santé prélevé en fonction de l'utilisation des services et de la capacité de payer des individus. Complexes et coûteuses à implanter, ces solutions auraient toutefois avantage à être étudiées. Mais elles ne dégageront pas nécessairement des fonds publics additionnels. La mise en place de frais d'usager minimaux ou d'un ticket modérateur inciterait l'individu à participer au financement du programme, selon son besoin, sans compromettre l'atteinte de l'objectif social, soit celui d'offrir à l'ensemble de la population le meilleur accès possible au service public. Les frais d'utilisation sont vus à la fois comme une façon efficace de restreindre la demande et d'accroître les ressources financières du système. Les propositions en ce sens s'appuient toutefois sur une surconsommation de soins, un phénomène qui aurait avantage à être mieux documenté. Accroître la part des soins de santé couverts par une assurance santé mixte et obligatoire2 permettrait que certains services de santé «moins essentiels» puissent, tout en étant couverts par une assurance publique, être inclus dans les régimes d'assurance complémentaires privés. En d'autres termes, le gouvernement fédéral pourrait transformer une partie de l'obligation d'un régime universel public en une assurance obligatoire assortie de conditions non discriminatoires. Il s'agirait donc de transférer un certain nombre de services du régime universel public (les services les moins essentiels) vers un régime universel mixte. Cette proposition aurait non seulement comme avantage de permettre à l'État de hausser ses dépenses pour les services demeurant dans le régime universel public, mais aussi de répondre à la demande d'élargir la couverture de soins de santé (soins de longue durée, par exemple). L'expansion du régime mixte permettrait d'assurer à tous l'offre d'un plus grand nombre de services, sans pour autant mettre en péril la composante redistributive du système actuel. En outre, à l'exemple du régime d'assurance médicaments, les contributions individuelles sous forme de primes et de franchises auraient pour effet de responsabiliser davantage les individus dans leur consommation de services de santé. À l'instar du régime d'assurance médicaments, cette option apparaît comme une solution de rechange particulièrement attrayante par rapport à d'autres options. Elle ne constitue toutefois pas une solution unique aux problèmes de financement du système de santé. Elle devrait être accompagnée de mesures d'amélioration de la qualité des services de santé et d'une meilleure gestion des finances publiques.

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2006

Une véritable valorisation des infrastructures communes doit reposer sur une approche rigoureuse du partage de leurs coûts et de leur tarification implicites sinon explicites. D'où l'intérêt et la pertinence du présent ouvrage qui se veut à la fois un regroupement en un seul lieu et une mise àjour des travaux que nous avons réalisés sur ce sujet au cours des récentes années au sein du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). La plupart des organisations, sinon toutes, répartissent d'une manière ou d'une autre des coûts communs entre leurs diverses composantes ou encore entre leurs différents partenaires. Ces problèmes de partage de coûts communs se posent avec de plus en plus d'acuité car les règles ou formules de partage sont des facteurs importants de compétitivité et de performance. Bien que leur analyse scientifique explicite soit déjà relativementavancée, leur application au sein des organisations (entreprises, alliances ou réseaux d'entreprises, gouvernements) reste relativement embryonnaire et souvent tributaire d'une approche historique ad hoc, plutôt que rationnellement choisie pour maximiser la performance et la valeur de l'organisation. Nous croyons que les organisations, entendues au sens large, auraient intérêt à investir des ressources dans l'apprentissage de méthodes de partage de coûts communs plus rigoureuses, plus efficaces, plus équitables et plus incitatives que celles couramment utilisées. Nous insistons sur l'importance de cet investissement dans un contexte économique où les infrastructures communes, tant privées que publiques, sont omniprésentes et conditionnent les gains d'efficacité, devenus eux-mêmes la véritable pierre angulaire de la compétitivité. Dans le présent ouvrage, nous présentons systématiquement les méthodes de partage qu'on retrouve dans la littérature économique. Nous les regroupons en trois catégories : les règles de proportionnalité, les règles inspirées de la théorie des jeux coopératifs et les règles de répartition séquentielle (serial cost sharing). Chacune des méthodes présentées est illustrée à l'aide d'un exemple, celui d'un gazoduc qui relierait le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Beauceà Montréal, en passant par Québec, capable de desservir ces trois régions. Il est important de faire le choix d'une méthode de partage des coûts sur la base de ses propriétés, avant même de connaître les résultats qu'elle peut donner. Un objectif de cet ouvrage est de départager les méthodes de répartition des coûts sur la base de propriétés générales qu'elles peuvent ou non satisfaire. Nous énonçons un certain nombre de propriétés relatives à l'équité et à la cohérence, souhaitables de façon générale ou dans certaines circonstances. Nous présentons divers résultats indiquant quelles propriétés sont satisfaites par quelles méthodes dans quels contextes. Nous présentons ensuite la notion dejeu de coûts. Un jeu de coûts est défini comme un jeu coopératif dans lequel le gain de la coopération est la réduction des dépenses permise par la réalisation coordonnée des projets d'un ensemble d'agents. Le problème est alors de savoir comment ces agents vont se répartir ce gain, c'est-à-dire cette réduction de coûts, ou de façon équivalente comment ils vont contribuer au financement de la dépense ainsi occasionnée. Nous recensonsles principaux types dejeux de coûts et introduisons les notions de pré-solution et de solution ainsi que les propriétés habituellement requises d'une solution. Nous présentons alors les principaux concepts de solution proposés pour lesjeux coopératifs dont plusieurs ont été utilisés pour résoudre les jeux de coûts. Nous consacrons à l'étude du concept de coeur une place privilégiée. Nous étudions également les concepts de semi-coeur, d'ensemble stable de von Neumann et Morgenstern, du nucléole et de la valeur de Shapley. En guise d'application type, nous présentons le cas du partage des coûts de certaines infrastructures municipales. Dans les municipalités d'une certaine taille, les réseaux d'aqueduc, de collecte des eaux usées, de distribution de gaz naturel, de distribution électrique, de télécommunications, etc. passent dans des canalisations regroupées sous terre. La construction de ces ouvrages implique des coûts fixes très importants, qu'il faut partager entre les différents utilisateurs. Le problème de la répartition des coûts d'un réseau de conduits souterrains présente des caractéristiques particulières. Nous les illustrons à l'aide d'un exemple et, après avoir passé en revue les méthodes de répartition proportionnelle, dont celle qui consiste à répartir les coûts proportionnellement à la longueur des conduits attribuésaux usagers,nous présentons deux méthodes qui semblent des plus intéressantes dans ce contexte, soit la règle Shapley-Shubik et la méthode de répartition séquentielle. Nous passons en revue les propriétés satisfaites par ces méthodes et nous discutons des données nécessaires à leur application. Nous montrons comment ces considérations permettent d'aboutir, dans le cas considéré, à une recommandation en faveur de la méthode de répartition séquentielle, qui semble à la fois la plus facile à appliquer et la plus susceptible de répondre à la problématique des conduits souterrains. Nous poursuivons avec la prise en compte des incitations dans le développement des infrastructures communes. Afin de choisir la bonne taille d'une infrastructure et d'économiser autant que possible sur les coûts d'investissement, il faut en général au responsable (le Centre) certaines informations qui lui font typiquement défaut et pour lesquelles il doit s'en remettre à des agents ou partenaires, qui voudront utiliser leurs informations privilégiées de manière stratégique. Ce problème est endémique à toute société, toute alliance, tout partenariat et toute entreprise publique ou privée. Nous considérons à ce titre trois contextes spécifiques particulièrement importants. Dans le premier, une entreprise ou une alliance d'entreprises avec plusieurs divisions veut mettre en place une méthode de répartition des coûts communs qui incite les chefs de division ou les partenaires à contribuer à la minimisation ou du moins à la réduction de ces coûts communs. Dans les deuxième et troisième cas, le problème du partage des coûts communs se pose dans des contextes où les responsables de divisions sont les seuls à connaître certaines informations cruciales pour la détermination du programme optimal de l'entreprise ou de l'alliance. L'entreprise doit alors inciter les divisions ou partenaires à révéler leurs informations privilégiées. Nous proposons une approche méthodologique qui permet d'obtenir des solutions souvent imparfaites mais du moins transparentes et éclairantes. Partage des coûts communs et tarification des infrastructures sont deux considérationsjumelles, différentes mais intimement liées. Par exemple, les préoccupations des régulateurs en ce qui concerne la répartition des coûts et la prise en compte de cette répartition dans la fixation des tarifs ne sont généralement pas au diapason des exigences d'une tarification optimale ou efficace, définie en termes de la contribution des biens ou services considérés à la maximisation du bien-être de la société dans son ensemble. L'intérêt général commanderait qu'on tarife l'usage des infrastructures à leur coût marginal, en prenant soin d'y inclure tous les coûts d'opportunité, dont ceux liés à la congestion et à la pollution. à tout le moins, on devrait abaisser les tarifs de manière à assurer une pleine utilisation de ces infrastructures. Ce résultat est connu par les économistes comme la solution de premier rang. Malheureusement, dans un contexte d'économies d'échelle importantes, ce mode de tarification conduit à un déficit. Pour couvrir les coûts, les gestionnaires doivent alors élever les tarifs au-dessus des coûts marginaux. On cherche alors ce que les économistes appellent la solution de second rang, c'est-à-dire la meilleure solution sous la contrainte d'équilibre budgétaire. Le problème est de déterminer les tarifs de manière à atteindre cet objectif. Nous débutons cette partie de notre ouvrage par la tarification à la Ramsey-Boiteux ou encore linéaire. Dans ce cas, il n'y a qu'un prix par unité de bien ou service, bien qu'il puisse varier d'un bien à un autre. Ensuite, nous montrons qu'on peut faire mieux avec des tarifs polynômes ou non linéaires, comprenant des charges fixes, des prix d'usage, etc. Nous terminons par un bref survol des applications qui ont été faites de la tarification linéaire et non linéaire. Rappelons que l'objectif de cet ouvrage est de présenter de manière relativement uniforme l'ensemble des éléments à considérer dans la valorisation des infrastructures communes, en particulier les éléments relatifs au partage des coûts et à la tarification de ces infrastructures. La problématique que soulève cette valorisation est complexe et son analyse n'est pas toujours aussi simple qu'on pourrait le souhaiter. Mais nous invitons les responsables du développement et de la valorisation des infrastructures communes à investir les efforts nécessaires à la maximisation des bénéfices socio-économiques des infrastructures communes. Cette maximisation repose sur une analyse rigoureuse des enjeux.

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2007

Dans ce rapport bourgogne, les auteurs disposent, dans un premier temps, de l'argument selon lequel le gouvernement n'a pas les moyens du gel des droits de scolarité. Justifier le dégel des droits de scolarité par un tel argument fausse le débat et permet d'occulter les vrais problèmes découlant des droits de scolarité faibles et uniformes. Puis, les auteurs montrent à quel point le rendement positif privé de l'investissement que l'individu fait en éducation universitaire est non seulement généralisé, mais fréquemment fort élevé. Ils contredisent aussi l'affirmation voulant que le paiement d'impôts plus élevés compense amplement les coûts de l'éducation supportés par l'État et légitime la gratuité scolaire à l'université. Ils traitent, par la suite, de l'importante question de l'accessibilité aux études universitaires. Ils montrent alors que l'accessibilité se joue en grande partie avant l'arrivée aux portes de l'université et qu'il y a des effets pervers découlant des droits de scolarité non seulement faibles mais uniformes dans tous les domaines d'études. Les auteurs présentent ensuite une nouvelle formule de financement des universités qui augmenterait l'accessibilité malgré le dégel des droits de scolarité; qui favoriserait des choix éclairés et optimaux des étudiants; et qui inciterait les universités à l'excellence et à la pertinence dans leur mission de formation. Les auteurs concluent en disant que le gel des droits de scolarité a déjà suffisamment nui à l'accessibilité de ceux qui sont vraiment dans le besoin et à la qualité de l'enseignement et de la recherche universitaire au Québec. Il faut, de toute urgence, que les droits de scolarité universitaire soient dégelés, amenés graduellement à la moyenne canadienne et dérèglementés pour pouvoir mieux refléter les coûts de formation selon les secteurs disciplinaires. Dans la mesure où une part importante des ressources supplémentaires qui seront engendrées par ce dégel sera consacrée à des programmes ciblés sur une réduction de l'écart d'accessibilité entre les jeunes provenant de milieux socio-économiques favorisés et les autres, l'accessibilité générale à l'université augmentera et la redistribution de revenu des moins nantis aux riches, que favorise la situation présente, diminuera.

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2008
Benoit A. Aubert, Catherine Beaudry, Chang Hong, Julie Lachaine, Nathalie de Marcellis-Warin et 4 autres

L'économie québécoise est soumise à des risques de nature économique, sociale et environnementale. On mentionne sans cesse que nos entreprises opèrent maintenant dans un environnement globalisé, plus concurrentiel que jamais. Ce document fait une analyse des risques globaux auxquels le Québec fait face. Par la suite, une analyse fine montre que  la lecture de l'économie chinoise est plus complexe que ce que suggèrent les données courantes. Ensuite, l'analyse de la délocalisation des services dans les pays à faible coût de production comme l'Inde montre que cette réponse à la concurrence accrue n'est pas sans risque. Finalement, l'innovation reste un outil clef pour soutenir la compétitivité des firmes québécoises. L'analyse permet de mieux comprendre comment soutenir cette innovation et la transformer en outil de croissance à la fois sociale, environnementale et économique.  

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2009
François Vaillancourt, Suzie St-Cerny, Claude Montmarquette, Mathieu Laberge, Pierre Fortin et 4 autres

En choisissant Le Québec économique 2009 comme titre, nous ouvrions volontairement la voie à une analyse en deux temps. D'une part, nous souhaitions évaluer l'économie québécoise en mesurant le chemin qu'elle a parcouru au cours des dernières décennies jusqu'à aujourd'hui. D'autre part, nous tenions à accorder toute l'attention nécessaire à une année qui, disons-le, sort manifestement de l'ordinaire. Un regard thématique sur l'année 2009 met en relief qu'elle aura été l'année de tous les dangers pour l'économie mondiale. Partant d'une crise financière qui a connu son apogée à la fin de 2008, comme l'a noté Pierre Fortin, elle s'est rapidement propagée à l'économie réelle, entraînant l'économie mondiale dans sa première récession technique depuis que des données sur la production mondiale sont compilées. Comme c'était prévisible, la récession mondiale a eu tôt fait de frapper le Québec, qui est entré en récession au quatrième trimestre de 2008. Si au départ la récession restait difficilement palpable au Québec, le premier trimestre de 2009 a été marqué par l'annonce de pertes historiques par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Ces pertes ont fait prendre conscience aux Québécois que la crise financière mondiale aurait des conséquences profondes qui allaient les toucher. À ce titre, comme le suggèrent Mathieu Laberge, Marcelin Joanis et François Vaillancourt, l'important est de s'assurer que la Caisse ait la capacité de rebondir et de profiter de la reprise pour garantir la pérennité des régimes de retraite dont elle a la charge. Au fur et à mesure où l'année 2009 progressait, comme en témoignent les propos de Jean-Pierre Aubry, les impacts financiers de la crise faisaient place aux impacts sur le marché de l'emploi de cette première récession au Québec et au Canada depuis plus de 15 ans. Les pertes d'emploi et la dégringolade des profits des entreprises, combinées aux autres impacts de la crise financière et de la récession, ont eu un effet dévastateur sur les finances publiques du Québec. En conséquence, le gouvernement a annoncé une série de budgets déficitaires au printemps 2009 et a suspendu temporairement la Loi sur l'équilibre budgétaire, faisant en sorte que les cibles prévues par la Loi sur la réduction de la dette semblent aujourd'hui bien lointaines. Or, comme l'indiquent Youri Chassin et Marcelin Joanis, on ne saurait trop insister sur l'importance de retrouver rapidement le chemin de l'équilibre structurel et de garder le cap, à moyen et long termes, sur la réduction de la dette au Québec. À cet égard, comme l'illustrent Luc Godbout et Suzie St-Cerny, retrouver l'équilibre budgétaire sera une tâche ardue qui nous demandera de faire dès maintenant des choix de société difficiles. Pour y parvenir, comme l'argumentent Mathieu Laberge et Claude Montmarquette, il faut établir des pratiques de budgétisation destinées à améliorer la planification budgétaire sur une longue période. Car c'est évidemment à long terme qu'il faut envisager les défis de l'économie et des finances publiques québécoises. Et ces défis sont nombreux. Dans chacun des chapitres de la première partie, s'appuyant sur des comparaisons interprovinciales et internationales, une série de défis structurels ont été mis en évidence : Des retards de productivité et de croissance économique; Un marché du travail moins dynamique et un taux de scolarité de la main-d'oeuvre à la traîne; Des revenus individuels et familiaux significativement inférieurs au reste du Canada; Une population vieillissante et un déficit migratoire interprovincial persistant; Des écarts grandissants de croissance démographique et de dynamisme économique entre les régions métropolitaines et périphériques; Un fardeau fiscal élevé selon les standards internationaux; Des dépenses publiques plus élevées que dans le reste du Canada et des pressions à la hausse; et Un endettement public élevé selon les standards internationaux. Ouvrage écrit sous la direction de Marcelin Joanis et Luc Godbout. Pour commander la monographie, cliquez "ici "

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2010

Sous la direction de Marcelin Joanis et Luc Godbout Si le Québec a été frappé moins durement qu'ailleurs par la dernière récession, il fait toujours face aux importants défis économiques qui se posaient avant la récession : la contraction prochaine du bassin de travailleurs potentiels, une richesse collective inférieure à celle de ses voisins, la croissance trop modeste de la productivité, un taux de décrochage scolaire trop élevé, etc. Pour relever les nombreux défis de la croissance économique, le Québec doit faire preuve d'audace et d'innovation tout en mettant à profits ses succès récents. Le présent ouvrage examine les différents défis économiques auxquels le Québec est confronté aujourd'hui. Dans la première partie, des chercheurs universitaires reconnus ainsi que des personnalités québécoises présentent de façon accessible leur point de vue et apportent leur réflexion sur les facteurs qui favorisent la croissance économique, du capital humain à l'épargne en passant par l'innovation et le rôle du gouvernement. À l'aide d'une cinquantaine de fiches thématiques regroupant les indicateurs les plus pertinents, la deuxième partie fournit aux lecteurs les chiffresclés pour décrypter les grandes tendances de l'économie québécoise. Pour commander la monographie, cliquez ici "

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2011

Avec le brouillard qui plane sur la croissance économique mondiale, l'environnement économique du Québec reste incertain. Pour cette troisième édition, Le Québec économique aborde les principaux enjeux auxquels fait face le système de santé. Ce secteur clé de l'économie québécoise est un facteur majeur de la croissance économique. L'importance de son financement public en fait un élément central dans le maintien de finances publiques saines. Dans cet ouvrage, des auteurs d'horizons variés présentent de façon accessible leurs réflexions sur divers aspects du système de santé et de l'économie du Québec. En plus de présenter une analyse économique des services de santé et de leur financement public, ils abordent une série de thèmes, des modèles de gestion à la rémunération des médecins, en passant par l'accès aux médecins de famille, la responsabilité médicale, la personnalisation des soins, la prévention et l'importance de la santé dans la productivité des travailleurs. À l'aide de 50 fiches thématiques regroupant les indicateurs les plus pertinents, l'ouvrage fournit aux lecteurs des données qui permettent de décrypter les grandes tendances de l'économie québécoise. Pour commander la monographie, cliquez ici

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2012

Certaines décisions publiques, grands projets ou enjeux de société au Québec peuvent susciter des inquiétudes ou des craintes. Que l'on parle d'entreprendre la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2, de développer l'industrie du gaz de schiste, de construire un nouveau pont, des revenus de retraite, de l'obésité, de l'accès aux services de santé, certains de ces projets ou enjeux préoccupent la population du Québec. Cet ouvrage présente les résultats d'une enquête inédite, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population du Québec. Le Baromètre CIRANO 2012 permet de répondre aux questions que se posent tous les gestionnaires de grands projets : - Qu'est-ce qui préoccupe la population québécoise aujourd'hui? - Quels sont les projets et enjeux perçus comme les plus risqués? - Quel est le niveau de confiance accordée par la population au gouvernement pour sa gestion de 30 projets et enjeux spécifiques? - Quelles sont les sources d'information les plus utilisées par la population? - Comment réagirait la population à l'annonce, par exemple, de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire?   Ce livre s'adresse particulièrement aux gestionnaires de grands projets, aux décideurs politiques mais également à tous les citoyens. Nathalie de Marcellis-Warin : Titulaire d'un doctorat en science de gestion, Nathalie de Marcellis-Warin est professeure agrégée au département de mathématiques et de génie industriel de l'École Polytechnique de Montréal. Elle est vice-présidente des groupes Risque et Développement durable du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Elle est aussi membre associée du CIRRELT (Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d'entreprises, la logistique et le transport) et du CIRST (Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie). Elle est par ailleurs présidente du réseau RISQ+H, réseau de sensibilisation et de partage d'expériences sur la gestion des risques, la sécurité et la qualité des soins dans les hôpitaux. Ingrid Peignier: Ingénieure et titulaire d'une maîtrise (M.Sc.A.) en génie industriel, Ingrid Peignier est directrice de projets dans le groupe Risque au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Elle s'est spécialisée dans l'identification, l'évaluation et la gestion des risques industriels majeurs ainsi que dans la communication de ces risques. Pour acheter le livre, cliquez ici "

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2013

ARGUMENTAIRE Les stratégies logistiques des entreprises incluent les choix d'approvisionnement et de distribution et les choix des politiques de stockage des matières, choix effectués dans un contexte réglementaire souvent complexe, avec plusieurs paliers de gouvernement et, la plupart du temps, un grand nombre d'intervenants. Pour améliorer leur rentabilité, les entreprises cherchent sans cesse à maximiser l'efficacité de leurs chaînes logistiques. Celles qui oeuvrent avec des matières dangereuses ont un défi supplémentaire : elles doivent prendre en compte les risques potentiels de ces substances pour les travailleurs, la population et l'environnement, et ce, à chacun des maillons de leur chaîne. Elles doivent donc intégrer la gestion des risques à leur processus de décisions logistiques et d'opération. Comme nous le rappelle douloureusement la tragédie de Lac- Mégantic au Québec, survenue le 6 juillet 2013, en matière de gestion des risques liés aux matières dangereuses, même les scénarios catastrophiques les plus improbables peuvent se produire. CIBLE Ce livre a pour but d'offrir aux intervenants du milieu (transporteurs, producteurs, planificateurs, législateurs) ainsi qu'aux personnes qui souhaitent en savoir davantage sur les thématiques liées aux matières dangereuses un ensemble d'informations indispensables. Les différents chapitres regroupent, d'une part, des données de première main et, d'autre part, une réflexion sur les divers aspects des stratégies logistiques et les risques associés au stockage, à la manutention et au transport des matières dangereuses. Pour acheter le livre, cliquez "ici "

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2014

Les données massives sont partout. Elles sont de plus en plus identifiées et collectées à des fins stratégiques pour les entreprises ou de mesure des risques pour les gouvernements. L'exploitation des données massives introduit des changements importants dans nos sociétés. Nous sommes aujourd'hui au début d'une véritable révolution industrielle. Avec de nouvelles opportunités apparaissent aussi de nouveaux enjeux et de nouveaux risques. Les données massives ont une citoyenneté juridique, politique, morale et économique. Ce rapport souligne que la territorialité des données est un enjeu important en ce début de XXIe siècle. Ce rapport est un état des lieux au début de l'année 2014. Il ne se veut pas exhaustif et ne peut l'être. Les avancées technologiques vont tellement vite qu'il faudra continuer à contempler la révolution en marche. Les références bibliographiques retenues sont celles que l'on pouvait regrouper sous les thématiques choisies dans ce rapport. C'est une toute nouvelle littérature qui n'en est qu'à ses débuts et l'avenir est sans aucun doute prometteur. Les données massives sont une innovation radicale de procédé.

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2015
Thierry Warin, Bernard Sinclair-Desgagné, Ari Van Assche, Rufin Baghana, Simona Bignami-Van Assche et 19 autres

  Même si le Québec semble être un petit acteur sur la scène de l’économie mondiale, cela ne veut pas dire que son rôle soit mineur. Riche de ses ressources naturelles, de sa technologie et de son capital humain, le Québec a des atouts indéniables. Ses avantages comparatifs sont nombreux et peuvent lui permettre de jouer le rôle de partenaire important au sein des chaînes de valeur mondiales. Cependant, le Québec doit considérer les grands changements qui apparaissent en ce début de XXIe siècle pour renforcer sa compétitivité internationale et faire face à de nombreux enjeux. Le Québec trouvera-t-il son chemin au sein d’un monde de plus en plus complexe ? Dans cet ouvrage, des auteurs de renom présentent une analyse en profondeur du Québec dans la perspective de la mondialisation. Après avoir posé un diagnostic sur les grandes tendances de ce début de XXIe siècle et sur la façon dont ces grands changements affectent les pays et les régions économiques, une évaluation de la position du Québec dans cette nouvelle donne internationale est proposée. À partir d’analyses et résultats rigoureux, les auteurs illustrent comment le Québec s’emploie (ou pas) à mobiliser ses atouts afin d’en faire de vrais avantages comparatifs au niveau mondial. Pour commander le livre :  http://www.presses-polytechnique.ca/fr/economie-du-quebec-2015-l-contexte-et-enjeux-internationaux

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2016
Mario Lefebvre, Marcelin Joanis, Luc Godbout, Jean-Pierre Aubry, Jean-Claude Cloutier et 8 autres

Le vieillissement de la population et l’accélération de la croissance économique dans les pays émergents, notamment la Chine, font dire à plusieurs économistes que l’heure est maintenant venue de voir ralentir la croissance économique dans les pays développés. Certains parlent même d’une nouvelle norme, indiquant que cette croissance plus lente sera un phénomène permanent et qu’il vaut mieux s’y habituer. Où se situe le Québec dans tout cela? Quelles décisions doivent être prises par nos dirigeants afin de maximiser, dans ce contexte, le potentiel économique de la province à court, à moyen et à long terme? Pour tenter de répondre à ces grandes questions, cet ouvrage fait appel à 13 économistes, lesquels se sont donné comme mandat de rédiger un guide pratique. Les recommandations y sont claires et l’analyse effectuée est à la portée de tous les lecteurs soucieux d’en savoir davantage sur l’avenir économique du Québec. De la collection « Point de mire sur le Québec économique », sous la direction de Mario Lefebvre avec Marcelin Joanis et Luc Godbout et publié aux Presses de l’Université Laval (PUL), l’ouvrage est disponible de façon électronique via le site Web des PUL ou en librairies.

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2017
Marcelin Joanis, Andrés Ardila, Josée Beaudoin, Laurent-David Beaulieu, Dorothée Boccanfuso et 22 autres

Les organisations internationales sont formelles : tous les pays doivent investir davantage dans les infrastructures. L’objectif est de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de pointe pour soutenir la croissance économique. Pour les pays développés, il s’agit surtout de pallier le vieillissement d’infrastructures parfois plus que centenaires. Au Québec, ce défi est particulièrement aigu en raison de la réfection simultanée de nombreuses infrastructures construites dans les années 1960 et 1970. Ce sixième tome de la série Le Québec économique traite en profondeur les différentes facettes du défi des infrastructures dans le contexte d’une économie québécoise en faible croissance. Après avoir dressé un état des lieux de l’économie et du parc d’infrastructures québécoises, l’ouvrage aborde les effets économiques et le financement des infrastructures, l’entretien et la prévention, les marchés publics de la construction, ainsi que les infrastructures technologiques. Ce livre a été réalisé sous la direction de Marcelin Joanis, vice-président Développement économique au CIRANO. Publié aux Presses de l’Université Laval (PUL), le livre est disponible en librairie ou de façon électronique. Pour plus d’information, cliquez ici.

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2018

Près du quart des dépenses du gouvernement du Québec sont allouées au secteur de l’éducation. Pour une société, l’éducation agit tant comme un moteur de croissance économique que comme un puissant outil de lutte contre la pauvreté. L’investissement en éducation permet l’accumulation du capital humain, facteur déterminant du développement individuel. Cette septième édition du Québec économique fait le point sur les enjeux contemporains du système d’éducation québécois. Pour bien positionner l’analyse, des portraits du réseau primaire et secondaire puis de l’enseignement supérieur sont d’abord présentés. Une série d’enjeux économiques sont ensuite étudiés de manière détaillée. Sont notamment abordés par des chercheurs reconnus dans leur domaine : le financement de l’enseignement supérieur, la performance du réseau de l’éducation ainsi que les rendements privés et sociaux de l’éducation. Plus d’information

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